Ouvertures intempestives de bouches incendie : le SEDIF appelle à la responsabilité

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Les fortes chaleurs de ces dernières semaines ont à nouveau provoqué une vague d’ouvertures sauvages d’appareils de lutte contre l’incendie, mettant à mal le réseau d’eau potable, la sécurité des populations et causant de nombreux dommages matériels.

Le phénomène est apparu durant l’été 2015 en région parisienne : en cas de fortes chaleurs, l’habitude a été prise dans certaines villes, de faire jaillir l’eau des appareils de lutte contre l’incendie (bouches et poteaux), souvent en les détériorant.

Ces comportements irresponsables, hélas relayés par les réseaux sociaux, ont de graves conséquences, non seulement sur le réseau d’eau potable mais en termes de risques pour les personnes et les biens.

 

Ainsi, l’alimentation en eau peut être compromise dans les immeubles aux étages supérieurs, faute de pression ; les geysers pouvant atteindre plusieurs mètres de hauteur envahissent les balcons et appartements ; l’eau se répand dans les caves, les parkings et sur les chaussées, provoquant parfois des accidents de la circulation ; la pression de l’eau qui sort du réseau peut causer des blessures sérieuses, en particulier aux enfants qui se trouvent à proximité ; enfin et surtout, le secours incendie est mis en péril en cas d’intervention des pompiers, l’eau étant indisponible ou d’une pression insuffisante.

 

Des centaines de millions de litres d’eau perdus

Pour les quatre jours du long weekend de l’Ascension, le SEDIF et son délégataire Veolia Eau d’Ile-de-France déplorent jusqu’à 250 ouvertures de bouches et poteaux incendie en simultané dans le secteur dépendant de l’usine d’eau de Neuilly-sur-Marne (sud de la Seine-Saint-Denis et nord du Val-de-Marne).

Le Syndicat des Eaux d’Ile-de-France, responsable du service public de l’eau potable sur ce territoire, ne peut qu’en appeler à la responsabilité des populations, celle des jeunes mais aussi celle de leurs aînés, pour sensibiliser les auteurs de ces méfaits aux conséquences de leurs actes. Il est absolument impératif que ces agissements cessent, et que soient préservées la sécurité des personnes et des biens ainsi que la continuité du service de l’eau, quelles que soient les conditions météorologiques.