Environnement

À l’école du tri

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Depuis plusieurs mois, Grand Paris Seine Ouest, associé au Syndicat métropolitain de traitement des déchets, expérimente un nouveau dispositif de tri des biodéchets à l’école Jacques Cabourg de Vanves.

Informations annexes au site

Depuis le mois de janvier, les enfants de l’école élémentaire Jacques Cabourg ont pris l’habitude de passer à la table de tri à chaque fin de repas pour y séparer les biodéchets (dits déchets alimentaires) des emballages.

À l’école maternelle, des poubelles de table font office de table de tri. Grâce à ces nouveaux équipements, près de 3,2 tonnes de déchets alimentaires ont été collectés, plaçant ainsi le groupe scolaire à la 3e place des écoles les plus performantes du territoire.

Ce dispositif s’inscrit dans le cadre d’une expérimentation menée par Grand Paris Seine Ouest concernant la mise en place du tri des déchets alimentaires au sein des établissements scolaires dits « gros producteurs », c’est-à-dire produisant plus de 10 tonnes de déchets alimentaires par an. Quatorze écoles test et 2 marchés du territoire y participent aujourd’hui.

 

Des déchets en devenir

Les déchets issus du tri sont collectés séparément des autres déchets pour être valorisés. Ils sont conduits dans l’usine de méthanisation d’Etampes dans l’Essonne, et transformés en biogaz et en amendement organique. Le biogaz est une énergie renouvelable : il permet de produire de l’électricité, de la chaleur ou du biocarburant.

L’amendement organique, ou compost, est utilisé par les agriculteurs, ce qui limite ainsi le recours aux engrais chimiques. À titre d’exemple, le recyclage des déchets alimentaires sur le territoire aurait d’ores et déjà permis de chauffer dix maisons pendant un an au biogaz et de fertiliser dix terrains de football en engrais naturel.