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Concours d’éloquence : la formation continue

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Depuis le lancement du concours d'éloquence « Jeunes vanvéens, à vous de dire », c'est la quatrième Master class qui s'est achevée le mercredi 16 décembre dernier. A deux mois du concours, les neuf candidats poursuivent leur formation aux côtés de David Jarousseau, conseiller en communication écrite et orale.

Informations annexes au site

« Aujourd'hui, nous allons poursuivre le travail autour de la phrase d'amorce car c'est le plus important selon moi. » Il est 18h03. Face à David Jarousseau, ils sont sept à être présents pour cette quatrième Master class, six candidats (sur neuf).

A quelques jours de Noël, le rendez-vous se fera en visioconférence pour des raisons évidentes de précaution. La formation démarre par un rappel des notions apprises et travaillées lors des trois derniers rendez-vous, avec comme point d'orgue, la fameuse phrase d'amorce. « C'est l'unique façon de sortir de la page blanche. C'est la pierre angulaire de votre discours ! », martèle David Jarousseau.

Guillaume sera le premier interrogé avec pour mission de rappeler la typologie des différentes phrases d'amorces : la petite histoire qui parle du vécu, la grande histoire que tout le monde connaît et la vérité générale où l'aphorisme qui propose notamment l'utilisation d'une citation. De l'autre côté des écrans, les visages sont concentrés. Chaque participant se remémore les enseignements acquis lors des masters class précédentes.

Un apprentissage qui passe par la pratique

Comme à chaque séance, la partie théorique laisse place très rapidement aux exercices pratiques. Aujourd'hui, ils porteront sur l'improvisation. David Jarousseau plante le décor : « Vous vous exprimez dans le cadre d'une conférence sur un thème précis pendant trois minutes... ». 

Les consignes, à peine digérées, l'épreuve démarre. Victor sera le premier volontaire désigné ! Le thème choisi : le bonheur. « Pour ma part, je n'ai jamais été heureux... » Après seulement quelques secondes, Victor enchaîne les phrases et construit sa réflexion sans filets.

Victor, Paolo, Caroline, Guillaume, Jean et Ethan enchaîneront les exercices pendant près de deux heures. A chaque performance, chacun d'entre eux réalise son autocritique. « Je ne me sentais pas en sécurité. J'étais pris au dépourvu, c'était très compliqué », expliquera Jean après son passage. David Jarousseau reprend ensuite la main, détaillant les points positifs et les aspects à améliorer. La bienveillance est omniprésente. Après chaque performance, tout le monde s'applaudit.

Deux autres Masters class avant le concours en février

19h58, il est déjà temps de fermer son ordinateur. En 2021, deux autres Masters class permettront aux neufs participants d'approfondir leurs acquis avant un ultime entretien personnalisé qui permettra les derniers ajustements avant le concours.

« Le sujet est validé de longue date, le jury est constitué, il faut toutefois arrêter une date précise au mois de février pour le concours », explique David Jarousseau au lendemain de la Master class. Le jour du concours, les candidats devront prononcer un discours de cinq minutes devant notamment un jury composé de cinq personnalités.

Le sujet leur sera communiqué quinze jours avant afin qu'ils puissent imaginer et construire leur discours avant de le présenter. « Je suis confiant car dès la première séance, j'ai été marqué par la qualité des candidats et je vois, depuis, des améliorations chez chacun d'entre eux », conclut David Jarousseau.

Les candidats

Neuf candidats participent au concours d'éloquence « Jeunes vanvéens, à vous de dire ». De 15 à 19 ans, ils sont Vanvéens ou étudiants sur la commune.

Ethan Weitzman, 19 ans, étudiant en troisième année de licence de Mathématiques à Sorbonne Université

« Plus jeune, j'ai pratiqué la clarinette et fait partie de l'Orchestre harmonique de Vanves. J’ai été motivé à participer car il y a une véritable formation avec un coach. Le manque de pratique oratoire au collège et lycée, me pousse à penser que les qualités oratoires de chaque candidat se sont développées ailleurs. Pour ma part, c’est en tant qu’animateur de colonies que je me suis plus affirmé en tant qu’orateur. Il faut avoir le courage (et la voix) pour s’adresser à plus de 100 enfants qui crient dans tous les sens. »

Caroline Sajot, 15 ans, en première générale au lycée Michelet

« Je suis passionnée de Karaté, de dessin et de cuisine. A travers ce concours d'éloquence, je veux travailler mon oral du bac. Ma famille et mes amis me soutiennent beaucoup. Ce concours est une bonne idée car il donne accès à une formation : j'ai plus appris en trois Master Class que dans toute ma vie passée. Je n’appréhende pas le jour du concours car je sais que je donnerai le meilleur de moi-même. Si je ne gagne pas, j’aurai toutefois eu un enseignement ! »

Olivia Bonon, 19 ans, en 2ème année de classes préparatoires littéraires à Michelet

« Je participe à ce concours d’éloquence car je ne me considère pas du tout comme quelqu'un d’éloquent. Je cherche à apprendre et à m'améliorer dans ce domaine. Pour l’instant, le stress ne se fait pas vraiment ressentir. Le jour du concours en lui-même reste une perspective assez lointaine. L’éloquence n’est pas la priorité dans l’enseignement français mais le changement se fait graduellement. Le grand Oral du bac est une initiative qui va dans ce sens. »

Jean Givodan, 17 ans, en terminale au lycée Michelet

« Je pratique le handball, je suis quelqu'un de positif et un grand rêveur. J'aime écouter des personnes éloquentes comme Christiane Taubira ou encore Patrick Blanchard. La formation passe par des exercices variés : la lecture de textes très longs, le media training (s'entrainer à répondre à des questions de journalistes), défendre une personnalité peu appréciée ou apprendre à valoriser une mauvaise nouvelle. J’ai l’impression qu’on avance plutôt vite, avec efficacité. »

Julie Le Gall, 17 ans, en terminale au lycée Michelet

« J'ai fait cinq ans de théâtre et je danse depuis l'âge de huit ans. Ces deux passions m'animent. Je participe à ce concours car j'ai pour projet de faire des études de droit pour devenir avocate pénaliste, un métier que j'admire. L'une des choses que je retiens de l'enseignement de David Jarousseau c'est qu'il est parfois préférable de ne pas avoir un discours intégralement rédigé pour être éloquent et que les silences dans un discours ont toute leur importance. » 

Myriam Stambouli, 19 ans, en 2ème année de licence de droit et sciences politiques à l’Institut Catholique de Paris

« Je suis passionnée par les enjeux mondiaux actuels et suis d’ailleurs engagée dans une association Open Diplomacy qui permet aux jeunes de s’informer sur ces sujets. Pendant les Masters Class, nous sommes tous dans le même bateau, les remarques sont toujours bienvenues car elles sont constructives. Je m'entraîne avec l'aide de mes amis qui sont toujours là pour m’écouter et me donner des pistes d’amélioration. Ce concours est une très bonne chose notamment pour voir jusqu’où nous pouvons repousser nos limites. »

Guillaume Trayaud, 17 ans, en terminale au lycée Michelet

« Je suis passionné par la pratique du vélo et par la politique. J'aimerais d'ailleurs en faire mon métier. En France, de mon point de vue, nous ne sommes pas assez formés à l’art oratoire. Si les mots exprimés à l'écrit sont magnifiques, ils le sont d’avantage lorsque nous les faisons vivre oralement. Je suis de nature très timide donc si je suis capable de participer, je pense que tout le monde peut le faire. »

Victor Taillemite, 19 ans, étudiant en droit

« J'étudie le droit à l’université, et une bonne formation juridique passe pour moi par l’apprentissage de la rhétorique et de l’expression en public. J'aime lire, rêver, réfléchir, parler, débattre et échanger. Lors de sa conférence David Jarousseau conseillait de ne plus hésiter et de se lancer. Pendant un instant, j'ai douté et puis j'ai arrêté de réfléchir et je me suis lancé dans ce concours d'éloquence. »

Paolo Christal, 16 ans, lycéen à Michelet

« Je pense que l’éloquence c’est la capacité à persuader, émouvoir et ainsi toucher son interlocuteur. Il faut pouvoir sélectionner, prioriser et exprimer correctement ses arguments pour pouvoir être convaincant. Le plus dur, c'est de se faire confiance à 100%. »

L’éloquence
l’art de persuader et de convaincre par la parole

David Jarousseau

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