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Gwénaëlle El Sayed : deux styles pour une passion

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Vanvéenne depuis plus de 30 ans, Gwénaëlle El Sayed est artiste peintre. Depuis huit ans, elle s'adonne à sa passion : reproduire des moments de vie sur ses toiles ! Une passion à double facette.

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Faire de sa passion son métier

Depuis toute petite, Gwénaëlle dessine. Un passe-temps qu'elle partage avec son père et qui deviendra au fil du temps une passion. Devant son conseiller d'orientation en 3ème, l'adolescente fait grande impression : l'art sera sa voie. "Je ne voulais pas faire un bac classique. J'ai été orientée vers le bac F12, arts appliqués."

Pendant trois ans, l'étudiante enchaînera les cours de dessin, d'arts plastiques ou encore d'histoire de l'art à Nantes. Ensuite, direction Paris à l'Institut supérieur des arts appliqués (LISAA) pour entreprendre des études de stylisme. "J'ai travaillé quelques temps dans un bureau de style, puis dans le prêt-à-porter masculin." 

A Vanves, elle devient même entrepreneuse et lance sa société de prêt-à-porter pour fille de 0 à 15 ans. Une aventure qui durera trois ans. 

Du stylisme à la peinture

C'est en 2012 que l'artiste rejoint l'atelier de Geneviève Normand à Issy-les-Moulineaux pour assouvir sa passion de la peinture. Très vite, elle instaure son style, avec une préférence pour la peinture à l'huile.

"Je peins à partir de croquis ou de photos que je réalise moi-même. Je travaille souvent avec des objets que j'aime. Mes toiles représentent des moments de vie." 

Les inspirations sont nombreuses pour l'artiste, avec un goût prononcé pour le travail de plusieurs peintres reconnus comme Henri Matisse, Pablo Picasso, Jean-Michel Basquiat ou encore Léon Spilliaert. 

Avant de peindre une toile, Gwénaëlle entreprend des recherches approfondies sur le sujet qui l'interpelle. Vient ensuite l'étape de la construction d'un scénario, en disposant les différents éléments sur la toile. Commence alors la phase créative qui peut durer plusieurs jours, en s'adaptant au scénario imaginé. "J'aime travailler sur des thèmes différents. Par exemple, j'ai peint une série de toiles sur l'an 2000 en insérant des Playmobiles dans le décor."

Désormais, la vie de Gwénaëlle sera dictée par la peinture. Elle y consacre la moitié de sa semaine. En parallèle elle continue de travailler pour l'entreprise familiale de construction de remorque.

 

Trouver du sens dans l'art abstrait

Il y a maintenant trois ans, la Vanvéenne a découvert un nouvel art qui a bousculé son univers : l'abstrait. "Une amie m'a dit qu'il fallait que je m'inscrive à un cours aux beaux-arts de Paris. J'ai  loupé les inscriptions. J'y suis allée au culot et par chance le professeur, Martin Bissière, m'a gardée. Très vite, j'ai été complètement happée par cet art. J'aime beaucoup Hans Hartung et Vedova."

 

Et pourtant rien à voir avec la peinture jusque-là pratiquée par Gwénaëlle. "C'est totalement différent de ce que j'avais l'habitude de faire. C'est un art extrêmement exigeant." La routine de l'artiste est chamboulée mais pas question pour autant d'abandonner son premier style. "J'alterne dans la semaine. Un art me repose de l'autre".

Une double casquette que Gwénaëlle assume tout en restant prudente. Deux univers, deux comptes Instagram pour présenter ses oeuvres et deux cartes de visite : "Je ne veux pas mélanger car certains ne comprendraient pas."

Son atelier et premières expositions

A la maison, il faut aussi s'adapter. Et pour la peintre, il devient difficile de travailler dans les ateliers des autres, avec des contraintes évidentes : de place, d'horaires à respecter... 

Il y a cinq ans son mari architecte, lui construit alors un atelier dans leur maison à Vanves. "C'est la plus belle pièce. Sous la terrasse et à moitié dans le jardin. Il n'a pas le droit d'entrer, c'est mon espace ! J'y ai tous mes objets. Pour l'art abstrait il est trop petit, car je travaille sur de grandes toiles et plusieurs en même temps."

Avec le confinement, Gwénaëlle y a passé beaucoup de temps. Parmi ses créations, son dernier né "Art nouveau", une huile sur une toile de 81cm par 60. "Après plusieurs années d'expositions collectives avec l'atelier Art & Partage, j'ai décidé de me lancer seule, malheureusement la pandémie est arrivée. L'idée est d'avoir le regard et le ressenti de gens que je connais pas, sur ma peinture. Quand on peint, on a besoin des autres. C'est important d'échanger, de discuter, d'aller à la rencontre d'autres personnes".

 

En attendant la prochaine exposition, découvrez les deux univers de Gwénaëlle El Sayed sur Instagram :

@gwenaelle_el_sayed

@gwen.elsayed