Culture et loisirs

Un rêve devenu réalité

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En octobre 2019, Marie Cornet se lance dans un voyage sans billet de retour. Direction l’Amérique du sud pour la jeune Vanvéenne qui sollicite pour l’occasion une aide aux projets auprès de la Ville via le Pôle Jeunesse.

Informations annexes au site

Marie nourrit ce projet depuis près de trois ans avant de se lancer dans l'aventure. Des études de communication en alternance lui permettent de mettre progressivement de l’argent de côté. « Ce voyage, c’est un rêve qui s’est concrétisé. J’ai fini par me lancer. » La jeune femme prépare son périple et fixe son objectif : quatre mois de voyage en partant du sud du continent avant de remonter progressivement afin de « s’adapter aux saisons » des pays traversés.

Marie se renseigne et prend connaissance de l’aide financière aux projets proposée par le Pôle Jeunesse de la Ville à tous les jeunes vanvéens désireux de réaliser un projet individuel ou de groupe dans les domaines des loisirs, de la culture, du sport… Après l’étude de son dossier, 150 € lui seront alloués par le Pôle Jeunesse pour financer une partie de son billet d’avion. Soutenue par la Ville et par ses proches, Marie achète un billet aller simple et s’envole le 1er octobre vers Buenos Aires, capitale et ville la plus importante d'Argentine.

« J’ai démarré par une auberge de jeunesse. J’avais un gros bouquin offert par mes proches pour me guider et très vite je l’ai refermé. J’ai appris à lâcher prise pour me laisser guider par mes rencontres. » Se laisser porter, c’est le maître-mot du voyage qui amènera Marie à traverser l’Argentine, le Chili, la Bolivie, le Pérou, l’Équateur, la Colombie, Aruba (l’île État du Royaume des Pays-Bas), le Suriname et enfin la Guyane française. « Pour faire vivre ce voyage, j’ai décidé de créer un carnet de voyage que j’ai alimenté de photos. C’était un bon moyen de partager mon aventure… 

«J’avais un gros bouquin offert par mes proches pour me guider et très vite je l’ai refermé. J’ai appris à lâcher prise pour me laisser guider par mes rencontres. »

Un voyage partagé avec ses proches

Rendez-vous sur Polarsteps, une application qui permet à Marie de détailler et décomposer son voyage, jour après jour, en fonction des lieux parcourus. Un endroit où la jeune femme peut déposer régulièrement des photos afin de partager son aventure à distance avec ses proches. Dès le début de son aventure, Marie est très soutenue par sa famille et notamment par sa mère. C’est elle qui lui a donné ce goût du voyage à travers de nombreux périples réalisés en famille. « Mon père était le plus angoissé à l’idée que je voyage seule à l’autre bout du monde. »

Après Buenos Aires pour les premiers jours, direction la ville de Tigre, une ville construite autour de l’eau. Pendant plus de deux semaines, Marie traversera le pays et les provinces de Córdoba et Mendoza, avec la découverte notamment du parc provincial d’Aconcagua. 

 

Des paysages extraordinaires

Marie se rend ensuite au Chili, à Santiago, le jour 19 de son périple. Elle tombe dans un pays en plein bouleversement politique, avec des émeutes et une tension manifeste. Malgré l’inquiétude, elle réussit tout de même à se faire guider, bien aidée par les habitants qui, malgré la crise, restent soucieux des touristes. « Je m’attendais à de la violence. J’avais peur mais non. Les locaux sont restés gentils malgré le contexte et m’ont guidée pour éviter les affrontements et les conflits. »

J26, bienvenue dans la vallée de Lune, « Valle de la Luna » dans le nord du Chili, où un paysage désertique s’étend sur des kilomètres avec une succession de canyons, crêtes et ravins, et du sable de couleurs grise et ocre à perte de vue. « Dans les souvenirs qui marquent, je mets le nord du Chili et le sud de la Bolivie. Les paysages sont incroyables, on croise des animaux qu’on ne voit pas en Europe. » C’est en Bolivie dans le désert de sel de Salar D’Uyuni que la jeune femme découvrira l’un des paysages les plus marquants de son voyage. C’est le plus grand désert de sel au monde avec une superficie de plus de 10 500 km². 

 

Des rencontres enrichissantes

J 61, après quelques jours en Bolivie, retour au Chili à Pucón où canoé et balade à cheval rythment les journées. 15 jours plus tard, la jeune Vanvéenne découvre un quatrième pays, le Pérou. Arequipa, « la Cité blanche » et ses pierres volcaniques, le village de Cabanaconde à 3200m d’altitude qui surplombe le canyon de Colca, Lima bien sûr, la capitale. Pendant près d’un mois, les découvertes se poursuivent, les rencontres aussi.

J 104, début janvier 2020, trois mois et demi après le début du périple, l’équateur sera le cinquième pays traversé. Quito, Tena, la forêt amazonienne, autant de moments inoubliables. Et pourtant, c’est en Colombie que Marie garde ses meilleurs souvenirs et réalise les rencontres les plus marquantes de son voyage. « La Colombie est un pays très accueillant. J’y ai rencontré des personnes merveilleuses qui vous aident, traversent la rue pour vous montrer le bon chemin et passent le plus de temps possible avec vous pour vous faire découvrir leur pays. »

Fin février, le carnaval de Barranquilla marque la fin proche de l’aventure. Derrière celui de Rio, et Venise en Italie, il est le troisième plus gros carnaval au monde. « J’ai passé quatre jours sur place avec une amie. Il y avait une symbiose entre les gens. Un esprit de fête extraordinaire. Tous les milieux étaient rassemblés, sans distinction. »

 

« La Colombie est un pays très accueillant. J’y ai rencontré des personnes merveilleuses qui vous aident, traversent la rue pour vous montrer le bon chemin et passent le plus de temps possible avec vous pour vous faire découvrir leur pays. »

 

 

Rentrer pour mieux repartir ?

 
J 158, l’île d’Aruba des Antilles néerlandaises puis, une dernière escale au Suriname dans la capitale Paramaribo, bouclera plus de cinq mois et demi d’aventure pour Marie, soit près d’un mois et demi supplémentaire par rapport aux prévisions de départ. Après un confinement avec une partie de sa famille en Guyane française, dans la commune de Remire-Montjoly, la globe-trotteuse fait son retour à Vanves en juin dernier.

« Le rêve est désormais terminé. C’est le retour à la réalité. 
» Si le plaisir de revoir ses proches prédomine, Marie garde cette envie de voyager quand la situation le permettra et qui sait si son avenir professionnel ne l’emmènera pas aux quatre coins du monde. Actuellement à la recherche d’un emploi, Marie garde des envies d’ailleurs.

 

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